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Les Aventures Croustillantes +18 ans

Bangladesh, check, 138

Quand mon regard croise son regard. Je le reconnaisJe ne me rappelle plus son nom, il se fait un plaisir de me rafraîchir la mémoire : Asif, from Bangladesh

Une Banane du Bangladesh, yep ! Photo by Moritz Kindler on Unsplash

C’est vendredi, on sort ?

Après un petit passage à vide, me voilà de sortie de nouveau. Pas de space cookie cette fois ci, juste une bonne vieille bouteille de vin et le tour est joué. 

Ce vendredi, je suis fatiguée et demain, je suis censée me réveiller à 7h30 pour aider dans un refuge d’animaux orphelins. Donc pas question de trop boire et sortie raisonnable au programme… 

Bon ok, finalement un verre en entraînant un autre… Je suis prête à sortir, un brin éméchée aussi et plus excitée que je ne le pensais… 

Pour ceux qui se poseraient la question, les animaux orphelins ont dû faire sans moi… 

Direction le Mustang, la queue enfin passée, on commence à se trémousser sur des musiques commerciales chantées pas une bande de musiciens. Ce n’est pas toujours juste vocalement, mais peu importe, on chante, on danse, on s’amuse.

Moi qui pensais simplement profiter de mes amis, sans désir de chasser… Mon regard est déjà à l’affût d’une proie. Si mon regard est bien éveillé, ma confiance et mon mojo eux restent en berne. Les crocs ne sont pas assez aiguisés ce soir, je risque de rentrer bredouille. Et puis aucune gazelle alléchante à l’horizon… Je m’apprête à abandonner quand… 

Ah, On se connaît ?

Quand mon regard croise son regard. Je le reconnais, il me reconnaît, on se sourit. Il s’avance vers moi, me demande de mes nouvelles. 

Je ne me rappelle plus son nom, il se fait un plaisir de me rafraîchir la mémoire : Asif. 

On s’est déjà parlé, déjà embrassés, ici même, il y a 4 mois à peu près, le soir oú j’ai rencontré Max. Il est Bangladais, on avait discuté du Bangladesh que je connais bien, et il m’avait embrassé. Vraiment, il est mignon, pas très grand, bien fait, de très jolis yeux et un très beau sourire. 

Il y a quatre mois, je le laissais avec mon numéro, lui promettant de se revoir. Puis Max est apparu et disons que ma promesse s’est envolée, et ses messages sont restés sans réponse. 

On ne perd pas de temps

Il n’a pas l’air de m’en tenir tellement rigueur, parce qu’après avoir discuté 5 minutes, il m’embrasse déjà. Je me laisse faire. Le baiser est un peu mouillé, mais pas désagréable.

Et puis d’un coup, mon désir monte, implacable, au creux de mes reins, le sien aussi, à en juger par la bosse de son pantalon. Il ne nous faut pas longtemps pour nous décider à rejoindre son hostel. Quinze minutes de marche plus tard, nous voilà arrivés. Il a la chambre pour lui, elle est grande.  C’est un peu en bazar, mais ça a air propre et c’est spacieux. Il installe deux matelas au sol, et recommence à m’embrasser. 

Il est doux, peut être trop doux, il s’occupe de moi avec attention, studieux. Ce n’est pas mal, mais ça manque d’un peu de fougue. Sa tête entre mes jambes, j’essaie de me concentrer sur mon plaisir. Il y met une telle application, pourtant mon petit fruit ne se réveille pas… 

trop Studieux

Puis le corps à corps commence, mon désir décroît au fur et à mesure de l’acte. Je ne sais pas si c’est la petite taille de son pénis ou sa douceur mais il manque quelque chose. C’est comme s’il récitait une leçon apprise par coeur, il est technique, il fait attention, mais c’est mécanique, ça manque de naturel. Il change de positions de manière convenue, je tente de nouvelles choses, il est perdu, il reprend sa routine. 

Définitivement il manque de vigueur, il est trop chou, pas assez enflammé. Ça ne dure pas très longtemps, mais ça me suffit. 

Il s’allonge à côté de moi, m’attire vers lui, on reste enlacés un moment. Il est trop frêle pour moi, j’ai l’impression que c’est moi qui le tiens dans mes bras. Désolée mon petit Asif, mais c’est la première et la dernière fois. 

Restée sur ma faim

Après quelques minutes, il se lève pour aller manger un petit encas, je décline, mais j’en profite pour me rhabiller. 

Son visage ne peut cacher sa déception. Il me propose de me raccompagner au Mustang. 

L’entrée n’est plus accessible, j’attends dehors que mes amis sortent. Il reste avec moi, on s’embrasse pour passer le temps. Une pointe de culpabilité me traverse. Je sais que je ne le reverrais pas, mais j’ai encore promis. 

Quand mes amis sortent, nous nous quittons, il me propose de le revoir le dimanche soir. Je reste évasive, l’honnêteté sera pour une autre fois. 

J’aurais dû finir ma soirée sur cette pointe de déception et de culpabilité… Sauf que…

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